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Aidant
Ce terme commence à être usité en français, dans la foulée de son emploi en anglais (helping person) et en allemand (Helfer). Il illustre les mouvements modernes vers plus de partenariat dans les démarches thérapeutiques et de réadaptation notamment, visant une autonomie optimum du patient. Différent, stricto sensu, de la personne de confiance signalée dans la loi du 4 mars 2002, l’aidant fait référence aux diverses personnes et activités qui peuvent être à l’œuvre pour faciliter la vie du malade. Cette aide s’exerce pour les soins mais surtout pour la vie domestique (voir Domicile), l’accompagnement, le soutien social, psychologique et spirituel, les loisirs. Des professionnels, y compris du domaine social largement considéré, aussi bien que des bénévoles peuvent être impliqués. On parle dans ce sens de démarche aidante, qui peut prendre place, entre autres circonstances, en fin de vie.
Les proches sont des aidants potentiels, qu’ils soient biologiquement liés au patient (enfants, parents), juridiquement liés (conjoints) ou affectivement liés simplement (les proches les plus intimes sont parfois dans cette dernière catégorie). On voit bien leur apport, très fréquent, dans le soutien affectif et quotidien. Le succès de leurs contributions dépendra de la relation développée avec les professionnels actifs dans la prise en charge du malade. Il importe qu’il n’y ait pas une concurrence négative (contre-productive) ou trop coûteuse en temps et que se mette en place une complémentarité, une potentialisation même, entre les prestations des proches et celles des autres aidants. À noter que, dans certains pays, la mère ou le père peuvent bénéficier de congé (supplémentaire) pour s’occuper à domicile de leur enfant malade. Certaines juridictions ont envisagé d’indemniser financièrement les proches prenant soin d’une personne dépendante (en particulier personne âgée) qui sinon devrait être hébergée en institution ; la concrétisation de tels systèmes est rendue délicate, dans le monde imparfait qui est le nôtre (s’agissant des citoyens comme des autorités), au vu de la problématique de la définition de limites, des coûts impliqués et de la crainte d’une utilisation abusive du dispositif. S’agissant d’aidants non professionnels, proches ou bénévoles, la question du secret médical doit être considérée : elle est régie par les principes usuels, ces aidants ne peuvent avoir accès à des données couvertes par ce secret que si le patient a donné son accord (ce qu’il fera généralement dans les situations courantes). Cela étant, il importe que les aidants, quels qu’ils soient, disposent d’une information adéquate en rapport avec les prestations qu’ils prodiguent (et limitées à leurs besoins dans ce cadre).
Par extension, le terme peut être appliqué à des enseignements (voir Éducation des malades) ou à de la documentation écrite ou audio-visuelle ayant pour but d’aider la personne à faire face à sa maladie et à la gérer.
Jean MARTIN, le 29/11/2005 mise à jour le : 07/12/2005
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